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SOUVENIR CRUE DE L’OUED DU 22 – 23/10/2000 - VICTIMES FAMILLE KHALLOUFI

SOUVENIR CRUE DE L’OUED DU 22 – 23/10/2000 - VICTIMES FAMILLE KHALLOUFI
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             CRUE DE L’OUED SEFRA  DU 22 – 23/10/2000 - VICTIMES FAMILLE KHALLOUFI NOUVELLEMENT INSTALLEE A AIN-SEFRA) PAR BELLAREDJ BOUDAOUD -  EL-WATAN N°  3025 DU16/11/2000

Ain-Sefra, la nuit du 22 au 23 Octobre 2000, lorsque les eaux en crue de l'oued qui la traverse engloutissent en quelques instants sa « ville basse » (Centre ville) et la recouvrent de sable et d'eau, d'une boue cuivrée, dévastatrice et meurtrière.

Le ksar et la grande partie de la ville par leur hauteur ont été épargnés, les sauveteurs ont vu la terrible montée des eaux et la force des flots, surpris par sa  soudaineté, n'ont rien pu faire pour venir en aide aux habitants en détresse durant cette pénible première heure. Ce n'est qu'à partir de la deuxième heure que les sapeurs pompiers et les volontaires mobilisés ont intervenu pour apporter soutiens et assistance aux citoyens en danger.

  Cinq membres d'une même famille, originaire de Sidi Bel-Abbés ont été emportés par les eaux. Un témoin oculaire réfugié sur le toit d'un garage où il a passé toute la nuit, affirmait avoir vu le père Khaloufi et ses deux enfants à moitié au-dessus des eaux, criaient au secours. Le père tenait ses enfants par les mains, la fille à gauche et le fils à droite. Cette scène était terrible à voir, c'était bouleversant, ajoutait-il.

Leurs corps ont été repêchés le jour suivant par les éléments de la protection civile. D'autres ont été portés disparues. Les habitants, les commerçants du centre de la ville, les marchands ambulants venus à l'occasion du marché hebdomadaire ont subi d'énormes dégâts matériels. Plus de trente hectares de terre agricole situés aux abords de l'oued ont été dévastés par les eaux. Des centaines de têtes de bétail ont été emportés par les flots. Depuis mercredi, les engins (bulldozers) de l'armée dégageaient la boue et le sable des rues du centre de ville.

De toutes les Wilaya de l'Ouest et du Sud-ouest, la Wilaya de Nâama était la plus touchée. Pour un bilan provisoire on enregistrait : 17 morts, quelques 396 sinistrés, une centaine de familles hébergées dans les établissements scolaires, des habitations partiellement détruites, des terres agricoles dévastées, des têtes de bétail emportées par les eaux.

Cette catastrophe de l'Oued-Sefra a été des moindres en pertes humaines par rapport à la célèbre et mémorable crue de l'oued du 21 octobre 1904 où le nombre officiel était de vingt six (26) morts. Cette crue devenue célèbre parce qu'elle a été rapportée à l'époque par tous les journaux d'Algérie et de France quand Isabelle Eberhardt journaliste et écrivaine y périt.

Imaginez le nombre de morts et de dégâts matériels qu'aurait causée la crue de l'oued si elle était arrivée à 9h 30 comme en 1904 et en ce jour de marché hebdomadaire où les administrations (Mairie, Etat-civil, SONELGAZ, Banques), un hôtel privé et des établissements scolaires (un lycée, deux écoles primaires, une cantine) y fonctionnaient et le tout bâti sur le lit de l'oued !

Faut-il en tirer des leçons pour l'avenir pour éviter de pareilles catastrophes ? La politique de l'oubli est une fatalité en elle-même. Il faut des études concrètes pour de futurs aménagements. La vie et les biens des citoyens en dépendent.

 

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