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LE NAPALM EN ALGERIE - LA BATAILLE DE M'ZI - DES CENT UN MARTYRS

LE NAPALM EN ALGERIE - LA BATAILLE DE M'ZI -  DES CENT UN MARTYRS
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LE NAPALM EN ALGERIE - LA BATAILLE DE M'ZI -  DES CENT UN MARTYRS
LE NAPALM EN ALGERIE - LA BATAILLE DE M'ZI -  DES CENT UN MARTYRS

                                            « A L’ASSAUT DU M’ZI ».
       Les 2 et 3 mai 1960, plusieurs bataillons de légionnaires, de paras, de tirailleurs arabes et sénégalais étaient mis en branle. Quatre-vingts appareils de chasse, dont plusieurs avaient décollé d’Alger et d’Oran avaient atterri à l’aérodrome à piste rouge de Slih-AIN-SEFRA.  C’étaient des avions de types B26, B29, T6, Dakota, Mistral, Jaguar… et des hélicoptères de types Alouette et Sikorsky. Les 5, 6 et 7 mai, les katibas étaient piégées par l’aviation. L’artillerie lourde pilonnait les plaines et les monts. Les appareils larguèrent sans discontinuer des bombes incendiaires, des bidons de napalm et des gaz de combat asphyxiants durant trois jours et trois nuits, sous les projecteurs et les fusées éclairantes qui illuminaient le ciel. Un déluge de feu tombait sur le majestueux M’zi. Des commandos parachutistes portant des masques à gaz, descendaient des hélicoptères dans une montagne avoisinante, en ouvrant le feu sur les djounouds qui cherchaient refuge dans les cavités rocheuses ou dans les grottes. Un repli bénéfique qui coûta très cher aux soldats français. Les tirs de balles et de roquettes s’abattaient sur eux et ils tombaient comme des loques sur les roches. Les flammes avides chutaient du ciel et léchaient tout ce qu’elles touchaient : l’homme, la roche, la végétation, les reptiles, les insectes.... Une fournaise infernale ! Certains moudjahidine blessés assistèrent sans pouvoir réagir à la mort cruelle de leurs compagnons de lutte. Ils les virent brûlés vifs par le feu. D’autres étaient complètement carbonisés sur le coup. Les dégâts étaient considérables. Trois avions, deux hélicoptères, deux half-tracks, trois camions GMC et deux jeeps étaient complètement détruits. Du côté de l’ALN, on dénombrait plus de cent morts et une cinquantaine de blessés. À la fin de la bataille, les militaires évacuèrent leurs morts et leurs blessés par hélicoptères. Une katiba descendit par la suite dans la vallée pour enterrer les morts et prendre les blessés sur des brancards, pour les acheminer à dos de mulets et d’ânes vers la frontière marocaine, pour y être soignés en toute sécurité. Les plus gravement blessés étaient transportés vers l’hôpital d’Oujda au Maroc, ce qui avait attiré un flux de journalistes, de reporters européens et américains ainsi que des membres de la Croix-Rouge internationale qui dénonçaient l’horreur. Des photos étaient prises et exposées à Rabat, au Caire, à Genève, à Madrid, à Londres, à Rome, à New York et dans d’autres capitales de pays qui avaient soutenu l’Algérie dans sa lutte de libération.
        Durant le combat, le moudjahid Goteib, chef de section et ancien combattant d’Indochine fut blessé. Il avait rampé jusqu’à l’intérieur d’une grotte pour ne pas être touché par le napalm. Les genévriers l’avaient protégé du gaz asphyxiant. Ses compagnons le croyaient mort. Ils l’avaient enveloppé d’arbustes arrachés sur la roche. Un miracle se produisit le troisième jour, il se réveilla et descendit seul tout doucement, jusqu’à la vallée. Le ciel était nuageux. Le blessé commençait à tousser. L’odeur du gaz se faisait encore sentir. Des colonnes de fumée étaient allumées par des salves d’artillerie. Les douilles de mitrailleuses de 20 mm de l’aviation jonchaient le sol. Des carcasses de bombes au napalm ressemblant à des épaves en pleine mer, des tracts de l’armée française étaient éparpillées dans la vallée où il était écrit : « GOTEIB EST MORT ! GOTEIB EST MORT ! Après plusieurs jours de marche, il arriva au ksar marocain d’Ich où il fut pris en charge par la famille Bousseta. 
           Une grande victoire du FLN sur le plan politique était écrite au niveau des Nations Unies. Le monde assistait au déclin du colonialisme et voyait poindre à l’horizon l’indépendance de l’Algérie. PAGE 157 - 

         Le colonel Marcel Bigeard était chargé du commandement des opérations. Il a procédé à une réorganisation des secteurs, de façon à dégager des unités opérationnelles. Des commandos de choc capables de neutraliser les katibas de l'ALN..P.134. (Lettre du 29 janvier 1960).

            Georges Fleury dans son livre : Djebels en Feu - Ed. Grasset -1985-  Chapitre 34 page : 281 - Titre : A l'assaut du M'ZI ; Dans cette bataille , l'officier minimise les dégâts matériels ainsi que l'importance de la force militaire engagée pour neutraliser les katibas de l'ALN.  

                   GLOIRE A NOS MARTYRS ! VIVE L'ALGERIE
             

ROMAN PRESENTE AU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE A ALGER (SILA) DU 25 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE 2023

Editions : Wamda - 2021 - 

 

 

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