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COMMEMORATION DE LA MORT DE L'EMIR ABDELKADERE LE 26 MAI 1883

      COMMEMORATION DE LA MORT DE  L'EMIR ABDELKADERE LE 26 MAI 1883
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      COMMEMORATION DE LA MORT DE  L'EMIR ABDELKADERE LE 26 MAI 1883

       La commémoration de la mort de l'Emir Abdelkader, qui a eu lieu le 26 mai 1883 à Damas, se déroule aujourd'hui, le 26 mai 2025, dans la ville de Tlemcen. L'Emir Abdelkader est enterré à Damas, mais son corps a été retrouvé et repose aujourd'hui au cimetière d'El Alia à Alger. 

    DURANT LA GUERRE DE LIBERATION : Début de la première quinzaine du mois de février 1962, j'ai volé un livre d'histoire de l'armoire d'un officier de l'armée française et à l'intérieur je découvris un récit sur l'Emir Abdelkader. 

        Un jour, je rodais auprès des guitounes (tentes), un officier était absorbé par la lecture d’un ouvrage et prenait des notes sur un calepin, tout doucement je pénétrais dans la tente et je fouillais dans l’armoire, tout en regardant les couvertures des livres, je tombais par hasard sur un petit livre de guerre et, en le feuilletant, mes yeux se portèrent sur un texte de l’Emir Abdelkader. Heureux de la trouvaille, je le pris et le cachai sous mon tricot comme un voleur. Mes parents m'avaient parlé souvent de ce grand personnage historique... J'avais l’habitude d’amener avec moi des bouquins, des journaux, des revues, des illustrations… Une fois lus, les appelés les jetaient dans une poubelle en carton près des tentes. Je les ramassais avec joie et, après les avoir feuilletés, ma mère les utilisait pour allumer le feu, pour cuisiner et aussi pour le chauffage en hiver. Le soir, chez moi, je fis une lecture du premier paragraphe du texte sur l’Emir, en essayant d’en faire la traduction à ma grand-mère. Mon père écoutait. Il était assis près de la cheminée. Puis il m’interrompit et me dit de m’approcher et de relire le texte. Enthousiasmé, je relus la phrase à haute voix : « Abdelkader a été un grand soldat mais c’est la France qu’il a combattue… » Mais à peine terminé, mon père m'enleva le livre des mains, rapidement, comme s’il avait peur de quelque chose. Il regarda la photo de l’Emir avec admiration et tout heureux, il se leva de sa place, ouvrit son petit coffre puis, après réflexion, il eut l’idée de le mettre à l’intérieur d’une enveloppe contenant un catalogue publicitaire des motopompes Bernard. Toutes ces précautions montraient qu’il ne voulait pas le perdre. Il me dit tout doucement, comme s’il avait peur d’être entendu :

       - L’Emir Abdelkader était un homme saint et un moudjahid. C’est dangereux ! Je te le garde, bien caché, jusqu’à l’indépendance et n’en parle à personne. Attention ! 

        Mon père était illettré mais comprenait un peu le français. Il ignorait que le livre était publié par l’armée française en commémoration du centenaire de la colonisation. (1)                           

                 L’EMIR ABDELKADER DANS LE SUD ORANAIS.

           L'émir est passé plusieurs fois dans la région d'Aïn-Sefra (entre 1842-1847) afin d'organiser la résistance contre l'invasion du sud qui se prépare et de là, il s'est rendu au Maroc. C'est au ksar de Tiout, que l'Emir rencontra les chefs de tribu de la région pour qu'ils se préparent contre l'expansion de l'armée française qui doit arriver de Tlemcen et qu'il est à sa poursuite.

           Le  5 mai 1847, l’armée française, après être passés dans les autres ksars (Asla, Moghrar F. Moghrar T. Tiout) ils arrivèrent à Aïn-Sefra.  L’historien Chamberet qui faisait partie de l’expédition écrit : « Peu avant d’atteindre le ksar d’Aïn-Sefra, on aperçoit à droite un millier de kabyles, bordant une crête rocheuse…qui court parallèlement au pied du djebel Aïssa. Devant la tête de la colonne et dans  la plaine au pied de l’extrémité ouest de cette crête, un goum de 400 à 500 cavaliers se fait voir par groupes de 100 et 150 chevaux. A gauche et dans les dunes qui sont derrières le ksar, la population d’Aïn-Sefra en armes se montre également en observation ».  L’auteur ajoute : « il était facile de reconnaître l’influence que possédait encore Abdelkader au commencement de 1847 ». Le Docteur Jacquot qui accompagnait l’expédition note : «  En arrivant à Aïn-Sefra, nous trouvâmes l’ennemi disposé à nous attendre à pied ferme. La cavalerie paradait dans la plaine ; avec une lunette, on pouvait découvrir des groupes jusqu’aux  bornes de l’horizon ». La bataille s’engagea et dura toute la journée, jusqu’à cinq heures du soir. Elle fut, bien sûr, à l’avantage de la colonne française qui comptait 2800 hommes avec 140 000 cartouches et des canons avec une réserve de 400 obus. Après la bataille, les soldats reçurent l’autorisation du général Cavaignac de « piller la ville et de couper les céréales ». Puis après cet échec, commençait la préparation de l’insurrection de Cheikh Bouamama qui a duré plus d’un quart de siècle (1881-1908).. Effectivement grâce aux insurrections que le peuple algérien a préparé la guerre du 1er novembre 1954 qui mettra fin à la colonisation. ALLAH YAR HAM ECHOUHADA - GLOIRE A NOS MARTYTS - VIVE L'ALGERIE - 

1 - Roman : La Guerre d'Algérie - Souvenirs d'enfance - P. 166 -  Editions AFRAMED. Mai 2025.

 

 

 

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